BIO

Linda Turgeon est née à Longueuil (Québec, Canada) en 1954  mais c’est sur le bord du fleuve St-Laurent, à Verchères, qu’elle grandit.

En 1981, elle prend des cours de photographie pour son plaisir à l’école Moderne de photographie de Montréal. Trois ans plus tard, elle commence une carrière en tant que photographe qui s’inscrit dans un courant humaniste, à la recherche de rues pavées, de personnages typés, de gestes tout simples du quotidien.

Dès 1998, elle décide de partir, seule avec son appareil photo, deux mois dans le sud de la France. Depuis, elle privilégie la lumière naturelle.  Dès son retour,  Tourisme Québec et les magazines Continuité et L’Art de Voyager (France) reconnaissent son talent.

En 2006, elle publie son premier livre sur sa ville d’adoption : Montréal Ambiances/Montréal Moods; un carnet de cartes postales Montréal à poster et une collection de cartes de souhaits. Ses œuvres ont été présentées dans des expositions solos et collectives, dont : La chaloupe Verchères, La forme des choses, Guerre et Paix, Les cordes à linge, des Monténégrins aux voisins.

Dix ans plus tard, c’est Naples qui l’interpelle. Durant ce court séjour, elle découvre une nouvelle façon de présenter son travail et en fait son expression de prédilection. Les photographies témoignent de ses instants de vie et s’expriment sur différents médiums, comme la projection sur fond musical et l’autoédition.

DÉMARCHE

Je suis obsédée par l’ailleurs depuis l’enfance. J’habitais dans une maison blanche au bord du fleuve Saint-Laurent. Dans le garde-robe des parents, j’emmenais chien et chats le temps de leur raconter ce que je voyais.

C’est ainsi que j’ai commencé à voyager.
C’est ainsi que j’ai commencé à créer des images.

Peu à peu la photographie est devenue l’outil idéal pour la transmission de ma vision du monde. Mon désir va plus loin que de découvrir de nouveaux lieux, je veux en faire partie, sortir de moi. Je privilégie l’échange et le gardiennage de maisons pour vivre un certain nomadisme. Une fois sur place, je m’efforce de vivre comme ses habitants. Une intimité se développe entre moi et le lieu que j’habite et qui m’habite.

Je photographie avec ma sensibilité et ma curiosité. J’observe et explore tout autour et alentour. Mon travail artistique aborde les gestes naturels et simples de l’être humain et de ses traces. C’est ce que j’appelle la poésie du quotidien!

Depuis 2016, ma pratique se développe autour de la projection publique. C’est à Naples en Italie que j’ai découvert cette nouvelle façon de présenter mon travail s’inscrivant dans la capture de l’instant et de transmission. À ma sélection de photos et d’enregistrements sonores, je recherche de la musique que j’intègre à la conception d’un récit d’images. À la projection, j’invite les participants à une causerie. Si la photographie me permet d’aller vers l’autre, prendre la parole me fait retrouver ce sentiment de transmission de mon enfance.

Pour garder en mémoire ce travail, j’ai développé de petits livres en autoédition. Ainsi un plus vaste public a accès à mes histoires. Ce médium de création me permet d’expérimenter l’écriture par l’ajout de petits textes poétiques.

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